
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme?
Ton regard, infernal et divin, verse le bienfait, le crime,
Que tu viennes du ciel de l'enfer, qu'importe,
Ton oeil, ton âme, ton pied, m'ouvrent la porte,
D'un infini que j'aime et n’ai jamais connu au paradis,
Que tu viennes du ciel de l'enfer, qu'importe,
Ton oeil, ton âme, ton pied, m'ouvrent la porte,
D'un infini que j'aime et n’ai jamais connu.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
Le destin charmé suit tes jupons comme un chien;
De Satan ou de l'Ange qu'importe,
Ton parfum eblouira cette tombe,
D’un coeur moribond confu par les yeux de velours qui se moquent,
De Satan ou de l’Ange qu'importe,
Ton parfum eblouira cette tombe,
Ce meurtre est parmi tes plus chères breloques.

Si la souffrance est une liberté,
Pour nous deux c'est gagné.
Il vit dans le foret comme un roitelet,
Et moi comme un canarie enfermé.
Lui il a migré toute sa vie,
Épandu son cœur sans regret,
Moi mon cœur a été dévoué,
Aux mots rebelles qui surgissaient.
J'ai renoncé à cette espérance
A cet instinct de t'aimer en constance
A mon amoureuse éloquence,
Je tiens a t'aimer a distance.
J'ai renoncé à toute vérité
Tes mensonges sont mes réalités
Ton amour est une tromperie
Je tiens à t'aimer comme ça.
J'ai vécu quelques milliers années
En croyant que tu vas retourner
Si la souffrance est la liberté
Alors pour nous deux c'était gagné

Sur mes cahiers d’écolier,
Sur mon pupitre et les arbres,
J’écris ton nom, j’écris.
Sur toutes les pages lues,
Sur toutes les pages blanches,
J’écris ton nom, j’écris.
Sur les images dorées,
Sur les armes des guerriers,
Sur la couronne des rois.
Sur les merveilles des nuits,
Sur le pain blanc des journées,
J’écris ton nom, j’écris.
Sur les champs sur l’horizon,
Sur les ailes des oiseaux,
Et sur le moulin des ombres,
J’écris ton nom.
Sur les sentiers éveillés,
Sur les routes déployées,
Sur les places qui débordent,
J’écris ton nom.
La liberté
Sur le tremplin de ma porte,
Sur les objets familiers,
Sur le flot du feu béni.
Sur la vitre des surprises,
Sur les lèvres attentives,
J’écris ton nom, j’écris.
Sur mes refuges détruits,
Sur mes phares écroulés,
Sur les murs de mon ennui,
Sur l’absence sans désir,
Sur la solitude nue,
J’écris ton nom,
J’écris.
Sur la santé revenue,
Sur le risque disparu,
Sur l’espoir sans souvenir,
J’écris ton nom.
Et par le pouvoir d’un mot,
Je recommence ma vie,
Je suis né pour te connaître,
Pour te nommer,
La Liberté

C’est beau de penser qu’à toi
Un seul de tes regards
Parfois c’est fou de vivre
Un seul de tes sourires
C’est beau de penser qu’à toi
Un siècle rempli de plaisir
Plus tu es loin de moi
Plus j’ai envie de mourir
Jouir de ta tendresse
Fondre de joie et de caresses
Mes lèvres amoureuses de tes lèvres
Me détournent de la sagesse
Jouir de ta tendresse
Fondre de joie et de caresses
Mes lèvres amoureuses de tes lèvres
Me détournent de la sagesse
C’est beau de penser qu’à toi
Un océan plein de bonheur
C'est toi seul que je respire
C’est toi seul que je désire
C’est beau de penser qu’à toi
Un jardin plein de fleurs
Si tu deviens demain l’enfer
Le paradis que dois-je en faire